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COMMENT A FLEURI LA BRUYÈRE

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Un peu de temps après la terre a été faite, les arbres et les plantes ont commencé à vivre dessus. Ils étaient heureux et contents. Le lis était heureux parce que ses fleurs étaient blanches. La rose était heureuse parce que ses fleurs étaient rouges. La violette était heureuse, car si timidement elle pouvait se cacher, quelqu’un venait la chercher et louait son parfum. La marguerite était la plus heureuse parce que chaque enfant du monde l’aimait.

Les arbres et les plantes ont choisi des maisons pour eux-mêmes. Le chêne A dit: «Je vais vivre dans les vastes champs et par les chemins, et les voyageurs peuvent s’asseoir dans mon ombre.» «Je me contenterai des eaux de l’étang,» dit le nénuphar. «Et je suis content dans les champs ensoleillés,» dit la marguerite. «Mon parfum se lèvera à côté d’une pierre moussue,» dit la violette. Chaque plante a choisi sa maison où il serait le plus heureux et content.

Il y avait une petite plante, cependant, qui n’a pas dit un mot et n’a pas choisi une maison. Cette plante était la bruyère. Elle n’avait pas le doux parfum de la violette, et les enfants ne l’aimaient pas comme la marguerite. La raison était qu’aucune fleur n’avait été fleurie, et elle était trop timide pour en demander.

«J’aimerais qu’il y ait quelqu’un qui voudrait bien me voir,» dit-elle; mais elle était une petite plante courageuse, et elle faisait de son mieux pour être contente et paraître brillante et verte.

Un jour, elle a entendi la montagne dire: «Chères plantes, ne viendrez-vous pas à mes rochers et les couvrirez de votre éclat et de votre beauté? En hiver, ils ont froid, et en été ils sont piqués par le soleil. Voulez-vous les couvrir?»

«Je ne peux pas quitter l’étang,» s’écria le nénuphar.

«Je ne peux pas quitter la mousse,» dit la violette.

«Je ne peux pas quitter les champs verts,» dit la marguerite.

La petite bruyère tremblait d’ardeur. «Si la grande et belle montagne me laisse du moins venir!» pensa-t-elle, et enfin elle a murmuré doucement et timidement: «S’il vous plaît, chère montagne, voulez-cous me laisser venir? … Je n’ai pas des fleurs comme les autres, mais j’essaierai de garder le vent et le soleil loin de vous

«Que vous laisse?» a écrié la montagne. «Je serai contente et heureuse si une chère petite plante comme vous va venir du moins chez moi.»

La bruyère a couvri bientôt la montagne rocheuse de son vert vif, et la montagne a appelé fièrement aux autres plantes: «Regardez comme ma petite bruyère est belle!» Les autres ont répondu: «Oui, elle est brillante et verte, mais elle n’a pas de fleurs.»

Alors une voix gentile et douce a été entendue en disant: «Vous aurez des fleurs, petite bruyère, vous aurez beaucoup et beaucoup des fleurs, parce que vous avez aimé la montagne solitaire, et vous avez fait tout ce que vous pouviez pour lui plaire et le rendre heureux.» Avant même que la douce voix finisse, la petite bruyère était éclatante avec des nombreuses fleurs, les fleurs qu’elle a depuis ce jour-là.

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