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La connaissance

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La connaissance est une familiarité, une conscience ou une compréhension de quelqu’un ou de quelque chose, comme des faits, des informations, des descriptions ou des compétences, acquises par l’expérience ou l’éducation en percevant, en découvrant ou en apprenant.

La connaissance peut se référer à une compréhension théorique ou pratique d’un sujet. Cela peut être implicite (comme avec les compétences pratiques ou l’expertise) ou explicite (comme avec la compréhension théorique d’un sujet); il peut être plus ou moins formel ou systématique. En philosophie, l’étude de la connaissance est appelée épistémologie; le philosophe Platon définissait la connaissance comme «la vraie croyance justifiée», bien que cette définition soit maintenant considérée par certains philosophes analytiques comme problématique à cause des problèmes de Gettier, tandis que d’autres défendent la définition platonique. Cependant, il y a plusieurs définitions de la connaissance et des théories pour l’expliquer.

L’acquisition de connaissances implique des processus cognitifs complexes: perception, communication et raisonnement; alors que la connaissance est également dit être liée à la capacité de reconnaissance dans les êtres humains.

Théories de la connaissance

Robert Reid, Connaissance(Robert Reid, Connaissance (1896), bâtiment Thomas Jefferson, Washington, D.C.)

La démarcation éventuelle de la philosophie de la science a été rendue possible par l’idée que le noyau de la philosophie était «la théorie de la connaissance», une théorie distincte des sciences parce que c’était leur fondement … Sans cette idée de «théorie de la connaissance» il est difficile d’imaginer quelle «philosophie» aurait pu être à l’époque de la science moderne.
– Richard Rorty, Philosophie et miroir de la nature

La définition de la connaissance fait l’objet d’un débat permanent parmi les philosophes dans le domaine de l’épistémologie. La définition classique, décrite mais non endossée par Platon, spécifie qu’une déclaration doit répondre à trois critères pour être considérée comme une connaissance: elle doit être justifiée, vraie et crue. Certains prétendent que ces conditions ne sont pas suffisantes, comme le démontrent les exemples de Gettier. Un certain nombre d’alternatives sont proposées, y compris les arguments de Robert Nozick pour une exigence selon laquelle la connaissance «suit la vérité» et l’exigence supplémentaire de Simon Blackburn que nous ne voulons pas dire que ceux qui remplissent l’une de ces conditions «par un défaut, imperfection ou échec» ont des connaissances. Richard Kirkham suggère que notre définition de la connaissance exige que la preuve de la croyance nécessite sa vérité.

Contrairement à cette approche, Ludwig Wittgenstein a observé, à la suite du paradoxe de Moore, qu’on peut dire «Il le croit, mais ce n’est pas comme ça», mais pas «Il le sait, mais ce n’est pas comme ça». Il continue en affirmant que ceux-ci ne correspondent pas à des états mentaux distincts, mais plutôt à des manières distinctes de parler de conviction. Ce qui est différent ici n’est pas l’état mental du locuteur, mais l’activité dans laquelle il est engagé. Par exemple, sur ce compte, savoir que la marmite est en ébullition ne doit pas être dans un état d’esprit particulier, mais accomplir une tâche particulière avec l’affirmation que la marmite est en ébullition. Wittgenstein a cherché à contourner la difficulté de la définition en regardant la façon dont la «connaissance» est utilisée dans les langues naturelles. Il voyait la connaissance comme un cas de ressemblance familiale. À la suite de cette idée, la «connaissance» a été reconstituée en tant que concept de groupe qui souligne les caractéristiques pertinentes, mais qui n’est pas correctement saisi par aucune définition.

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