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Un grand repentir et un grand pardon

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Un grand repentir et un grand pardon

Liang-Sheng-Yü était l’un des grands généraux de la Chine. Il avait sagement servi son royaume pendant de nombreuses années, lorsqu’il y avait une guerre entre quatre nations. Liang-Sheng-Yü a conquis les autres nations et les a placées sous l’autorité de son roi.

Il s’appelait également Seung-Foo, ou le grand Assistant du Roi. Ce titre honorable lui a été attribué parce qu’il a servi deux générations de rois, son père et son fils.

Un jour, Liang-Sheng-Yü réprimanda le général Liang-Po en présence du roi. Liang-Po était en colère à cause de cela et se dit : « Bien que Liang-Sheng-Yü soit un grand général, il ne devrait pas me dire cela en présence du roi. Il a trouvé de faute devant le roi. Je vais maintenant trouver de reproche à lui et l’accuse devant le roi. Le roi m’a pardonné, uniquement parce qu’il savait que j’avais fait beaucoup de bonnes choses pour le royaume. »

Il est allé chez lui, mais il ne pouvait pas dormir car son cœur brûlait de colère. Au matin, son visage était encore abattu de chagrin, car il ne pouvait oublier sa grande honte devant le roi. Sa femme lui a demandé : « Qu’est-ce qui t’a troublé la nuit dernière ? » Mais il a seulement répondu : « Ne demandes pas. »

Un domestique a apporté son repas du matin, mais c’était comme s’il n’avait pas de goût. Et le serviteur lui a donné du vin, mais celui-ci avait le goût de l’eau. Un autre serviteur lui a apporté de l’eau pour se laver et il a dit : « Il fait trop froid. » Mais l’eau était telle qu’elle avait toujours été.

Trois jours ont passé et le cœur de Liang-Po n’a pas changé. Puis il est allé chez un ami. Sur le chemin, alors qu’il se trouvait encore à une certaine distance, il a vu arriver Liang-Sheng-Yü et il a essayé de le rencontrer et de lui parler. Mais Liang-Sheng-Yü a passé de l’autre côté et ne l’a pas vu.

Liang-Po s’est dit à lui-même : « C’est une chose étrange et terrible. Je n’ai jamais été son ennemi ; pourquoi est-il si en colère ? Pourquoi ne me fait-il pas face ? Avec lui, j’ai servi le roi de nombreuses années, je ne vois pas pourquoi il devrait se détourner de moi. Il a tort, tort. »

Il est rentré chez lui et a écrit une lettre à Liang-Sheng-Yü disant : « Je vous ai vu aujourd’hui dans la rue Wun-Chung et je désirais vous rencontrer et vous dire beaucoup de choses. Je crois que vous n’avez pas voulu me voir, vous avez marché de l’autre côté, le visage détourné de moi. Je ressens donc un autre chagrin pour mon cœur. Je vous verrais demain, peu après le repas du matin, et je vous invite à venir chez moi et à prendre le repas de midi avec moi. »

Mais quand le serviteur a apporté la lettre à Liang-Sheng-Yü et qu’il l’a lu, il l’a jeté au feu et n’a pas dit un seul mot. Le serviteur a vu et est rentré chez lui et a dit à Liang-Po.

Cinquante jours après cela, on a appris que le royaume Chaa-Kwa était sur le point de faire la guerre contre le royaume Juo.

Le roi a donc a envoyé un message au général Liang-Po et au grand assistant Liang-Sheng-Yü en leur disant : « Je veux que vous veniez immédiatement vers moi, votre roi. »

Lorsqu’il a reçu ce message, Liang-Po a déclaré : « Je pense qu’il y aura une grande guerre avec le royaume Chaa-Kwa. » Il a attendu donc avant d’aller voir le roi et a ordonné à quatre mille soldats de se préparer au combat.

Ils se sont préparés et Liang-Po a retardé son départ avec deux jours. Mais Liang-Sheng-Yü était déjà avec le roi. Et dans son cœur il avait peur, car il pensait : « Liang-Po ne viendra pas. Je lui ai fait honte devant le roi. J’ai mal agi. Mais s’il ne vient pas, notre nation est sûrement perdue. Nous ne pouvons pas aller au combat sans lui. »

Le roi lui a demandé : « Pourquoi le général Liang-Po n’est-il pas entré en ma présence ? Nous ne pouvons pas commencer la guerre sans le général. Sans lui, nous ne pourrions même pas envoyer de réponse au royaume Chaa-Kwa. »

Liang-Sheng-Yü a répondit et a dit : « Avant de dormir cette nuit, je vais voir le général. » Puis il est allé chez lui et a dit à ses serviteurs : « Je n’ai pas le temps de manger. Je dois voir le général Liang-Po. » Et il leur a ordonné de couper un paquet de bâtons d’épines, qu’il a emportés et transportés chez Liang-Po.

C’était l’époque de Nyi-Kang (Tout Est Calme) lorsque Liang-Sheng-Yü est venu chez le général Liang-Po. Il a frappé à la porte trois ou quatre fois avant que les serviteurs l’ouvrent et lui demande : « Qui est là? » Il a répondu : « Je suis Liang-Sheng-Yü. Dites à votre maître que je dois le voir ce soir, sinon je meurs. »

Liang-Po s’est habillé et est venu à la porte. Là, il a vu un vieil homme avec la tête tellement incliné qu’il dissimulait son visage. Il portait de vieux vêtements et portait une épée dans le dos et un paquet de bâtons d’épines dans les mains. Et il s’agenouilla sur le sol.

Le général Liang-Po a dit : « Qui est là ? » Puis Liang-Sheng-Yü, le grand et fier Assistant de deux générations de rois, a déclaré : « Je souhaite voir le général Liang-Po. »

Son visage était toujours près du sol et sa voix tremblait pendant qu’il parlait. « Général Liang-Po », il a dit, « j’étais contre vous devant le roi et j’ai appris que la faute était de ma faute. Je vous ai trouvé juste, et je suis coupable, pas vous. Je vous ai fait beaucoup de tort. Général Liang -Po, mon épée est sur mon dos et un paquet de bâtons d’épines dans ma main. Prends les bâtons et frappe-moi. Prends l’épée et coupe-moi la tête. Nous ne pouvons pas faire la guerre demain, si nous ne sommes pas à paix ce soir. »

Puis Liang-Po, le grand général, a aidé Liang-Sheng-Yü à se relever et a dit : « Non, nous avons toujours été amis. Nous serons amis pour toujours et, ensemble, nous servirons notre roi. Je souhaite que vous me pardonniez. Je souhaite que le roi aussi me pardonne, car j’ai aussi commis des erreurs. Nous pardonnerons tous et nous serons pardonnés, alors nous serons sûrement amis. »

Les deux grands hommes se sont prosternés ensemble pour adorer le Créateur et ont juré qu’à partir de ce moment-là, ils auraient le même esprit.

Un grand repentir et un grand pardon

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